SAGA : « Personnages protestants qui ont marqué le Dauphiné » !
Tous les 1er et 15 de chaque mois, découvrez un épisode !
Épisode 39
CADIER Gérard Charles (1922-2010)
Gérard Charles naît le 8 octobre 1922 à Osse-en-Aspe (64), d’une fratrie de 8 enfants. Il est issu d’une lignée de pasteurs.
Ses parents, Charles CADIER (1882-1965) pasteur-missionnaire et Lucie AESCHIMANN (1888-1958) fille de Jules AESCHIMANN (1854-1932), pasteur.
Son grand-père : Alfred CADIER (1847-1933) est pasteur.
Son arrière-grand-père, Alphonse CADIER (1816-1911) est aussi pasteur.
Gérard fait ses études de théologie à Montpellier puis à Genève. C’est là qu’il épouse Arlette KUNZ (1922-2010) le 26 avril 1947.
Gérard et Arlette auront 5 enfants : Christiane, Catherine, Olivier, Jean Bernard, Marie Béatrice.
En 1947, avec son épouse Arlette, il arrive comme suffragant à Bourdeaux. Il y est consacré pasteur en 1949 et y restera jusqu’en 1966.
Ensuite il est nommé à Mens, en Isère, puis à Villefranche-sur-Saône dans le Rhône de 1974 à 1981.
Sa préoccupation première reste l’incarnation de l’Évangile dans le monde d’aujourd’hui et notamment le monde rural. Il annonce la Bonne Nouvelle avec des mots simples et des formes de pensée adaptées. Il lui sera alors reproché « d’inventer une théologie rurale ! ».
Épaulé par Blanche BARD et Annette MERZEAU, il éveille un souffle d’enthousiasme à l’école biblique. Pour servir les différentes communes du canton, il fait régulièrement plusieurs cultes par dimanche. Pendant la période hivernale, il organise au moins trois veillées par semaine sur différents thèmes et dans chaque quartier.
À son arrivée à Bourdeaux, il prend très vite conscience, dans ces années d’après-guerre, des difficultés que rencontre le monde rural et de la nécessité pour lui d’évoluer.
C’est pourquoi, dès 1948, il suggère aux jeunes éleveurs, (la chèvre restant la richesse du pays) de s’organiser en syndicat. Il s’investit dans le syndicat d’élevage caprin. Il va à Paris, au Ministère de l’agriculture, dans le but d’obtenir des conseils : il faut améliorer les modes d’élevage et surtout trouver une race de chèvres dont la production laitière soit bien assurée.
Gérard conseille à deux éleveurs de se rendre en Suisse, au coeur des alpes bernoises, pour ramener deux boucs de la race Saanen. C’est pourquoi ces chèvres blanches sont dénommées : « Les chèvres du pasteur ». Nous devons aussi à Gérard l’expression « Le Pays de Bourdeaux » qu’il utilise pour la première fois lors de la création du syndicat d’élevage caprin du Pays de Bourdeaux.
Organisateur énergique, Gérard encadre, dès l’hiver 1948, des camps de ski pour les jeunes du pays dans le Queyras. Un peu plus tard, toujours pour les jeunes, protestants ou non, il organise des randonnées à Angèle, au Pré de l’Ane, et pour les enfants des camps à Chantebise à Saou.
Gérard prend en mains les jeunes ados qui s’ennuient et traînent un peu dans Bourdeaux. Rapidement, il leur trouve un lieu de rencontre au rez-de-chaussée de la chapelle méthodiste.
Il s’occupe aussi d’un groupe de jeunes laïcs qui se réunit quartier Rivières à Truinas. Il les emmène dans des sorties à ski ou pour couper le sapin de Noël du temple.
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Gilbert JOSS, Secrétaire Général du Musée