SAGA : « Oeuvres et mouvements protestants du Dauphiné
Tous les 1ers de chaque mois, découvrez un épisode !
Episode 5

Armée du Salut
En pleine révolution industrielle, à la fin du XIXe siècle, le pasteur William BOOTH (1829-1912) est choqué par les conditions de vie indignes du monde
ouvrier notamment dans l’Est de Londres. Il crée en 1865, ce qui allait devenir en 1878 l’Armée du Salut, pour répondre aux besoins matériels et spirituels des plus démunis. Aux femmes et aux hommes vivant dans des conditions de vie et de détresse révoltantes, William BOOTH propose d’assouvir leurs aspirations spirituelles et besoins matériels.
Le pasteur, en quête d’efficacité, s’inspire du modèle militaire pour structurer une « armée » afin de répondre aux besoins élémentaires tant matériels que spirituels. Une triple mission résumée dans sa devise « Soup, Soap, Salvation » ! Le célèbre « soupe-savon-salut » en français.
Seize ans plus tard, une femme franchit la Manche pour porter la mission de l’Armée du Salut en France. Nous sommes en 1881 et elle se nomme Catherine BOOTH. Dans le sillage de son père, elle veut « sauver les âmes et secourir les êtres ». Avec l’aide des jeunes officières qui l’accompagnent elle réussit sa mission et fait ainsi de la France le premier pays d’Europe où l’Armée du Salut s’implante.
En 1883, Valence accueille un poste de l’Armée du Salut. C’est à ce jour le seul poste ouvert dans le Dauphiné.
Entre 1914 et 1918, l’Armée du Salut crée des « Foyers du soldat » pour venir en aide aux soldats, aux veuves et aux orphelins de la Première Guerre mondiale, ses actions lui permettront d’être reconnue et appréciée en France. Dans les deux décennies qui suivent la Grande Guerre, l’œuvre de l’Armée du Salut se développe notamment sous l’impulsion du couple Albin et Blanche PEYRON.
Des années 1920 aux années 1930, plusieurs grands établissements de l’Armée du Salut sont construits comme le Palais de la Femme, la Cité de Refuge (conçu par l’architecte Le Corbusier en 1933), Le Palais du Peuple, la Résidence Catherine Booth.
En 1931, l’Association des Œuvres Françaises de Bienfaisance de l’Armée du Salut (AOFBAS), reconnue d’utilité publique, est créée ce qui permet à l’Armée du Salut de recevoir des dons et legs et de les affecter aux projets en cours. La même année, les premières Soupes de nuit sont distribuées dans les rues de Paris.Durant la Seconde Guerre mondiale, l’Armée du Salut et l’AOFBAS sont dissoutes par les autorités de Vichy. Mais le travail se poursuit jusqu’à la Libération, sous couvert de la Fédération Protestante de France et de la Communauté des Diaconesses de Reuilly.
À l’issue du second conflit mondial, l’Armée du Salut relance son activité notamment en faveur de la jeunesse. Elle développe des actions pédagogiques, met en place des maisons d’enfants et des centres d’apprentissage. Des partenariats avec les pouvoirs publics et les acteurs du champ social voient le jour. Membre fondateur de la Banque Alimentaire, en 1984, l’Armée du Salut participe aux
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