Personnages protestants qui ont marqué le Dauphiné – ÉPISODE 44

SAGA : « Personnages protestants qui ont marqué le Dauphiné » !

Tous les 1er et 15 de chaque mois, découvrez un épisode !

Épisode 44

 LELIÈVRE Matthieu (1840-1930)

Matthieu naît à Calais le 7 janvier 1840. Son père, Jean-Baptiste-François-René LELIÈVRE (+-1861), descend d’une famille de paysans normands catholique ; sa mère, Suzanne CARRÉ (1801-1882) est guernesiaise ; elle est parfaitement bilingue. 

Jean Lelièvre, son père, avide d’instruction, se met à lire tout ce qui lui tombe sous la main. À Caen, il est en contact avec le pasteur réformé, Martin ROLLIN. À Guernesey les méthodistes l’accueillent avec joie, sa piété se développe rapidement. Il devient prédicateur local. En novembre 1852, il remplace le pasteur méthodiste à Bourdeaux. 

Matthieu a deux frères et deux soeurs : Jean-Wesley (1838-1919)1 ; Eunécie (….-1864), Loïs (1841-1866), Paul, né à Bourdeaux en 1843 et mort à Crest en 1866.

Le doyen de la Faculté de théologie de Montauban, Charles BRUSTON, né à Bourdeaux le 6 mars 1838 et mort à Montauban le 23 juin 1937, a passé son enfance en compagnie des fils LELIÈVRE. 

Matthieu passe son enfance dans une atmosphère emplie de piété et de ferveur religieuse. Sa conversion fut celle d’un enfant de 12 ou 13 ans. Le jeune Matthieu ne peut pas s’imaginer qu’il pourrait devenir autre chose qu’un pasteur méthodiste. 

En 1848, à la proclamation de la République, avec son frère aîné et quelques camarades, il chante La Marseillaise pour se rendre à l’école et en criant, de sa voix d’enfant de huit ans, la fière devise républicaine : Liberté, Égalité, Fraternité. 

Les études de Matthieu souffrent du ministère très itinérant de son père, qui ne passe guère qu’un an dans ses différents postes. La famille va ainsi de Guernesey à Die, de Die à Bourdeaux, puis à Calvisson, à Codognan, à Montpellier, au Vigan, où les enfants fréquentent chaque fois l’école primaire, mais sans beaucoup de suite et sans chance de beaucoup apprendre. Cependant, de retour à Bourdeaux, les trois fils LELIEVRE, avec quelques autres, dont Charles BRUSTON, sont initiés au latin, au grec et aux mathématiques par l’un des pasteurs réformés, Ferdinand MAILHET (1847-1872).

À l’automne 1855, la famille LELIÈVRE réside à Aigle, en Suisse. Matthieu est placé auprès de Charles COOK (1787-1858), à Lausanne. Matthieu est étudiant avec Henri-Théophile de JERSEY futur pasteur méthodiste (voir épisode N° 43). 

Conformément aux principes méthodistes, Matthieu est étroitement associé à l’oeuvre. Il préside fréquemment des réunions. 

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Gilbert JOSS, Secrétaire Général

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1 LELIÈVRE Jean-Wesley : Fils aîné de Jean, né à Calais le 24 janvier 1838. Il se converti, en même temps que ses frères et soeurs, pendant le réveil de la Drôme en 1852. Il est directement admis au proposannat en 1857 et est placé en Gardonnenque. En 1858, il finit sa première année et va à Jersey. Il rentre à Paris en 1860. Il est admis aux fonctions du ministère en 1861. De 1862 à 1864, il est à Congénies ; de 1865 à 1867, à Vauvert ; de 1868 à 1871, à Livron ; de 1872 à 1874, à Dieulefit ; de 1875 à 1876, à Vevey (Suisse) ; de 1877 à 1878, au Caylar et Vauvert ; de 1879 à 1883, à Codognan ; de 1884 à 1887, à Sauve, Vic et Sommière. Il commence à être malade à partir de 1886. Mais il reprend le poste de Codognan et Le Caylar en 1888, puis celui de Congénies et Vic en 1889. Il habite Vic, et il y prend sa retraite active en 1894. Une longue retraite, très productive (cantiques, travaux de recherche). Il meurt à Quissac le 24 décembre 1919. 

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